mardi 29 décembre 2009

spéciale dédicace pour tous mes collaborateurs!

Mes sincères remerciements pour leur aimable collaboration sur ce projet littéraire:

Médecin Chef des services Hors Classe Professeur François PONS
Titulaire de la Chaire de Chirurgie de l'école du Val de Grâce
Hôpital d'Instruction des Armées PERCY.

Larissa GERARD-ARTEMIEVA
Professeur de Russe. Traductrice-Interprète assermentée.

Nuri ALTINKAYNAK
Traduction de la langue Turque et transcription phonétique.

Docteur Christophe VOISIN
Chargé de Recherche du CNRS affecté au LGIT
Risque Sismique. Déclenchement des Séismes.

Bayasalmaa GALTSOG
Traduction phonétique de la langue Mongole
Interprète indépendante.

Sylvain MAZINGUE
Traducteur-Interprète assermenté
Langue Chinoise.

Mehdi DAROUX
Pour son soutien et son enthousiasme
Jeune réalisateur de talent.

Ibraham LANGEVIN
Pour sa collaboration fructueuse à chaque étape.

MiMi Batata, Jahida Navarro-Lassey, Nefer Lassey, Joséphine Roquevière, Kevin Delobelle, Evan Maucourant, Joachim Rebourg...
Pour leurs encouragements.

F.E.H HOPE

vendredi 25 décembre 2009

Cliquez ici pour voir la scène filmée d'un extrait du livre

Scène de la fin du chapitre 3, dernière pièce (Istanbul)
Réalisé par Mehdi Daroux
Acteur Joachim Rebourg

mardi 15 décembre 2009

Pour nos amis du Nord

Désormais le livre est disponible à la médiathèque de Roubaix ! Et bientôt dans d'autres villes couvrant largement le territoire français.

mardi 27 octobre 2009

Le Livre


http://www.lulu.com/
511 pages
Format A5
Police: 12
N° isbn: 978-1-4452-3018-4
Illustration originale: Studio Ekidna

Have a good time!












lundi 12 octobre 2009

Extraits choisis par l'auteur

"[...] A l'époque je vivais tranquille, dans un beau petit loft situé dans le seizième arrondissement d'une des villes les plus convoitées au monde : Paris ! Paname pour les nostalgiques [...] Mon emploi du temps était simple : pas de métro, taf à cent mètres, très peu de dodo, sorties quasiment tous les soirs, dîners de gala, boîtes, restos ; j'étais un dandy, un vrai fêtard [...] J'avais une profonde envie de changement, de bouleversement. Un rien m'agaçait, l'ennui, ennemi mortel de tout homme, me guettait et s'immisçait en moi subversivement. Alors lassé de faire semblant en toutes occasions, je décidais d'agir avec la ferme intention de bousculer le court de ma vie [...] L'envie me quittait peu à peu, alors que le désir chaque jour s'accroissait en mon coeur, un puissant désir de bouleversement, de renouveau [...] Et puis c'est la boîte de trop, où le verre à la main tu attends et entends les sempiternelles conneries que toi aussi tu servais à tour de bras à qui de droit, et qui maintenant te donnent la nausée comme ce n'est pas permis [...] Je n'avais plus aucun projet professionnel, je n'avais plus de vie sociale, sexuellement c'était le grand canyon. J'oscillais entre des vagues de désespoir et l'euphorie de mon intime conviction. La seule chose dont j'étais absolument certain, c'était que ce calme précédait une future tempête. Et comme le jour inévitablement succède à la nuit, il était logique pour moi de rebondir. J'aurais pu parier ma rente sur ça ! [...] Loin d'être un apollon, je me sais tout de même séduisant. A dire vrai, j'ai un certain succès auprès des femmes et à mon grand regret parfois auprès de la gent masculine. Pourtant virile et moyennement athlétique, ma silhouette ne souffre d'aucune ambiguïté et mon charme naturel allié à ma composition personnelle de la séduction, font de moi un prédateur redoutable. En tous les cas, j'aime à le croire [...] Elle me sourit généreusement. Je fonds littéralement. Ses craquantes petites fossettes marquent au but et me voilà épris. Cela fait près de cinq mois que je n'ai pas eu le loisir de caresser la peau douce et sensuelle d'une femme. Exactement cent quatre-vingt-un jours que je n'avais pas fais l'amour. J'avais faim, très faim, et cette heureuse rencontre sonnait pour moi comme le terme de mon célibat [...] Ses traits se sont durcis et ses yeux semblent plus foncés. Sa bouche jusque-là souriante reste droite et sévère. J'éprouve une crainte, presque de la peur, cela peut paraître insensé, mais j'avais eu à cet instant l'impression de ne plus avoir à faire à la même personne [...] Je m'en voulais d'avoir flashé, en étant à son égard obnubilé par des pensées lubriques, jusqu'à en oublier toute prudence, ne serait-ce que de la politesse ! [...] Elle s'arrête tout net et moi je suis scotché ! Que me veut-elle ? A quoi on joue là ? Je libère ma main de sa prise et je me lève brusquement. Je n'étais absolument pas préparé à entendre de telles révélations, d'autant que tout ce qu'elle m'a dit est vrai ! Je me sens vaseux et cette fois je flippe vraiment [...] Debout, impassiblement calme, elle continuait à me sourire, sûre d'elle comme la tranchante lame qui atteint son but, ici le coeur de mon coeur, l'antre de mon assurance [...] La jolie et douce Anaïs, celle qui après m'avoir séduis, m'avoir envoûté, celle que j'avais désirée, presque aimée. Cette jeune et magnifique femme attirante, inquiétante, se tenait là recroquevillée sur elle-même en position foetale. Tout son corps s'agitait ébranlé par des secousses vives. Elle convulse. Je panique ! [...] Son corps se contorsionne dangereusement, j'ai l'impression que tous ses os se sont ramollis comme liquéfiés, ses bras et ses jambes, comment dire ? Ils semblaient être désarticulés, disloqués. Sa poitrine se soulevait frénétiquement dans un rythme inhumain. Un râle rauque assourdissant sortait de sa bouche à peine ouverte. Elle souffre j'en suis sûr, il faut que j'appelle les secours ! Je cherche du regard mon portable ; je le pose toujours sur la petite table à l'entrée avec mes clés ; mais pour l'atteindre, il me faut passer devant elle. Comment faire ? Brusquement, elle se raidit. Tout son corps a recouvré une apparence normale, ses cheveux plaqués sur son visage m'empêchaient de distinguer son faciès. Elle ne bouge plus. Je crois qu'elle ne respire plus [...] Et à cet instant, un effroyable grondement retenti d'une force à faire vibrer les murs de mon appartement. Je me retourne, terrorisé. A travers les vitres des éclairs bleus envahissent le ciel nocturne. La pluie se transforme en grêle violente, agressive, redoutable [...] Je ne sais pas à ce jour expliquer ou justifier ma totale incapacité cette nuit là à agir logiquement, rationnellement. Avec toute la bizarrerie de cette soirée, je crois que j'avais tout bonnement perdu la raison . M'approchant du sofa, j'allais découvrir une chose terrible ! Elle avait disparu [...] Hagard, sûrement blafard, je me pose sur le sofa, la cire chaude me brûle les doigts. J'essaye de réfléchir mais mon esprit est englué dans une mélasse d'incompréhension totale. Je reste là plusieurs minutes sans bouger, comme un androïde en mode arrêt. Pas de sensations. Pas de réactions. Pas de sentiments. Juste là, en totale inertie. Le cliquetis sur les vitres a cessé. La pluie semble s'être calmée. Je me sentais anéantis, fatigué à un point qui m'est difficile de décrire. Je commençais à me demander si tout cela n'avait pas été un horrible cauchemar ou pire, qu'au resto quelqu'un m'avait peut-être drogué à mon insu. Et alors que cette hypothèse un tantinet paranoïaque devenait de plus en plus plausible à mon esprit, j'entendis une voix grave m'interpeller :
_ Eh bien toi on peut dire que tu as une sacrée imagination !
Ces mots venaient du fond de ma cuisine droit devant moi. En un clin d'oeil, je sors de ma léthargie. Je me redresse et dans ma précipitation je laisse choir ma bougie. Me voilà à nouveau dans le noir [...] Malgré tout je jurerais qu'il est là, à portée de mains. Je le sens au point de m'épuiser à essayer de l'atteindre. Je le menace, je l'insulte, je gesticule comme un imbécile sur-vitaminé au milieu de mon salon ténébreux, vociférant comme un condamné à l'annonce du verdict. Je devine qu'il s'amuse de la situation, car si je ne le vois pas, j'ai l'intime conviction que lui me distingue parfaitement [...] Me voilà à terre, crispé de douleurs, la rage à l'âme et la trouille au coeur [...] Forcé de constater que je ne faisais pas du tout le poids, j'obéis. Il tînt parole, et voilà que je m'affale de tout mon poids, telle une méduse échouée sur une plage. Je suis à bout de souffle, éreinté [...] Je masse mon poignet meurtri, tout en lui demandant :
_ Bon sang ! Qui es-tu ? Qu'est-ce-que tu me veux ? [...] "

Extraits choisis par l'auteur

"[...] Le grand bazar d'Istanbul, vaste labyrinthe avec ses quatre milles boutiques au coeur de la ville [...] Surchargé des épaules jusqu'au bas du dos, une véritable silhouette de tortue, je m'engouffrai sous l'arcade blanche, l'entrée principale du bazar, avec un grand sourire aux lèvres et le visage rayonnant [...] Personne dans ma situation n'aurait pu garder une telle sérénité, je voulais vraiment partir, m'enfuir, mais je n'arrivais pas à prendre cette ultime et définitive décision [...] Le jour suivant fut pour moi le commencement d'une série de journées plus étranges les unes que les autres, des instants que je ne suis pas prêt d'oublier [...] Je me dirigeai alors vers la porte qui était à quelques pas seulement du tabouret, mais voilà, j'avais beau avancer, la distance qui me séparait de l'entrée ne s'atténuait pas, c'était comme si je marchais sur un tapis roulant [...] Après avoir insisté, au point de m'épuiser un peu plus, je fus pris de panique et je me mis à appeler au secours espérant que Can viendrait me sortir de là [...] De temps à autres, je perdais connaissance, épuisé, éreinté, anéanti. Je n'éprouvais aucune faim, pas même le besoin de boire [...] Je parlais à DIEU. Je lui demandais Son Secours [...] Je le suppliais les yeux baignés de larmes :
_ Pardonne-moi Seigneur, pardonne-moi, je t'en supplie sors-moi de là, sors-moi de là vivant, pitié pitié pitié, DELIVRE-MOI DE CET ENDROIT ! [...]
[...] Toutes trois me regardèrent avec leurs yeux scintillants, sensuellement soulignés par des cils fournis et des sourcils joliment dessinés, ce qui leur donnait un regard extrêmement attractif quasi-hypnotique. Leurs formes parfaites n'étaient autre qu'une invitation à l'amour, et leur peau de miel donnait une envie quasi-animale de les couvrir de baisés [...] C'était la dernière ligne droite, putain ! Je venais juste de le réaliser. La dernière ligne droite ! Il était temps de taper un sprint [...] Il ne fallait pas que je craque, mais mes mains continuaient à trembler sous le poids de ma tête, et toutes ses maudites paroles résonnaient dans mon esprit. Et s'il avait raison ? Et si j'étais simplement devenu fou ? Toutes ces interrogations m'étaient insupportables, je refusais, ne serait-ce qu'une seconde, d'envisager la chose possible. Pourtant j'avais mal, oui j'avais mal au coeur, au creux de l'estomac, j'avais mal parce que j'avais peur [...] "

Extraits choisis par l'auteur


"[...] Ensuite qu'Ashkhabad est la capitale du pays qui se trouve en plein coeur de l'Asie centrale, qu'autrefois et pendant trop longtemps à son goût, le Turkménistan avait été une république soviétique. Elle s'étala sur la grande fierté du peuple turkmène d'avoir acquis leur indépendance et me promis que je me plairais beaucoup dans cette ville qu'elle qualifiait d'extraordinaire, de toute splendeur. Puis elle s'enlisa dans l'énumération exagérée d'adjectifs vantant tous les mérites de son pays, en somme une vrai patriote [...] Soudainement, elle s'arrêta, me fixa comme si elle souhaitait sonder mon âme. Je ne la quittais plus des yeux, bien que tenté de les baisser à cause du trouble que générait en moi son insistance. Puis elle sortit de sa poche un épais jeu de cartes aux dimensions d'un tarot, à la différence que celui-là n'avait aucun dessins. Recto verso ces cartons rectangulaires ne représentaient rien à part des couleurs uniformes. Elle le posa sur sa tablette qu'elle avait rabattue devant elle, et me susurra tout près de l'oreille, que ses cartes lui permettaient de lire l'avenir [...] Je vis au loin une arche sous laquelle nous allions passer, j'interrogeais le chauffeur, qui m'apprit avec un certain enthousiasme qu'il s'agissait de l'Arche de la Neutralité, le monument le plus emblématique d'Ashkhabad qui fait la fierté de tous. Sa hauteur est de soixante quinze mètres, à son sommet une statue dorée avait la particularité de tourner sur elle-même en suivant le parcours du soleil. Pour moi, cette arche ressemblait surtout à une grosse fusée. Mais à travers elle je sentais l'envie et le désir des autorités de faire la démonstration, à mon goût un temps soit peu ostentatoire, de leurs assises économiques [...] Trois hommes déboulèrent au pas de course, j'étais déjà en position d'attaque le coeur battant la chamade en découvrant qu'ils étaient armés de barres de fer. Mais très vite je compris qu'il s'agissait des amis de l'homme que j'avais secouru. Ils nous invitèrent rapidement à les suivre et en moins de deux, j'étais installé à l'arrière d'un 4X4, entre deux parfaits inconnus. Nous roulions à vive allure en faisant crisser les pneus à chaque virage comme si nous avions le diable aux trousses. Et nous quittions la ville, lancés sur une route dont le seul éclairage était celui de nos phares [...] Toutes nos soirées se terminaient de le même façon : ils sombraient tous ivres, dans un bruyant sommeil. Moi je restais seul, je pensais à Macassambi, à Can, aux événements incroyables que j'avais vécus, à la pierre scintillante sous mes doigts qui pendait sur mon coeur et que personne n'avait vu [...] Puis après ces sept jours d'harmonie, en compagnie de mes amis Russes, l'ambiance changea radicalement avec l'arrivée tard dans la nuit d'un cinquième larron, un dénommé : Adrian [...] Sa peau était de porcelaine, ses yeux en amande d'un bleu presque translucide dans une clarté éblouissante. Sa bouche fine et légèrement boudeuse, juste ce qu'il faut pour en apprécier sa candeur. Son nez délicieusement retroussé, sa chevelure longue et soyeuse d'une délicate finesse d'un blond naturellement clair. Elle ressemblait à une poupée parfaitement conçue. Une poupée de collection avec laquelle on ne joue pas, mais qu'on ne se lasse pas d'admirer [...] Elle était d'une perfection remarquable, le mot beauté n'était pas suffisant pour la décrire et lui rendre justice. Merveille, chef-d'oeuvre, prodige, étaient cent fois plus adaptés [...] Mais ce qui m'inquiétait au plus haut point, provoquant une turpitude ingérable dans mon esprit, c'était que j'ignorais totalement le déroulement final de cette délivrance et quel était le rôle que je devrais inévitablement jouer [...] Tel des sonars, mes oreilles tentaient de capter tout son suspect venant de l'étage, il fallait que je me tienne prêt à toutes éventualités, comme celle de voir Yelena débouler dans le salon en brandissant la pierre vers nous. Mes yeux de lynx ne lâchaient pas une seconde les va-et-vient de Tiger, et j'imaginais toutes les possibilités de fuites, rapides et sans bavures. Je dessinais mentalement le meilleur parcours à travers le salon, mon coeur continuait à marteler ma poitrine, dans un rythme frénétique : bada boum bada boum bada boum [...] Je ne disais pas un mot, j'avais la trouille de ma vie ! Une peur tenace que rien à ce degré ne pouvait atténuer, bada boum bada boum bada boum, mon coeur allait sûrement me lâcher, je l'espérais presque, lorsque l'interphone retentit [...] En apnée, je fixais le regard cruel et glacial d'Adrian qui était parfaitement incapable de réagir pacifiquement ce soir-là. Un rien, j'en étais certain, pouvait le faire craquer. Malheureusement, mon appréhension allait se confirmer. Bada boum bada boum bada boum, je devais en être à plus de deux cents pulsations minute, quand il monta une à une les marches de l'escalier. Dans un silence de mort, restés au salon, sans nous concerter nous partagions tous la même frayeur : Qu'allait-il se produire [...] "

dimanche 11 octobre 2009

Extraits choisis par l'auteur

"[...] Neuf jours s'étaient écoulés depuis mon départ de l'aéroport d'Ashkhabad. J'avais abandonné la voiture à une centaine de mètres du terminal, après avoir soigneusement effacé toutes éventuelles empreintes digitales à l'aide de mes mouchoirs et d'un peu de désinfectant cutané [...] Cette ville se trouve à près de 1800 mètres d'altitude, c'était à la fois la capitale du pays mais également sa plus grande ville. Elle est encerclée par deux chaines de montagnes imposantes.Certains racontaient qu'elles avaient le pouvoir de protéger Kaboul de ses ennemis [...] J'étais si épuisé, mentalement, physiquement, psychologiquement, je voulais juste m'allonger et dormir, dormir pendant des jours [...] Et c'est exactement ce que je fis et ce dont j'avais terriblement besoin, un break salvateur qui réglerait tout. Pendant huit courtes journées ponctuées par l'appel de la prière du Muezzine, je restais cloîtré dans un hotel haut standing du centre ville, le confort et le luxe me manquait cruellement [...] Je refusais de mettre les pieds dehors, j'avais si peur d'y rencontrer quelqu'un, une personne qui m'entraînerait dans une situation fâcheuse, une nouvelle galère que je redoutais du plus profond de mon âme et que je n'aurais sûrement pas été capable de supporter [...] J'étais en nage en me réveillant, les yeux gonflés de larmes. Je savais bien que ce mal était en train de me rattraper. La tête vidée. Le coeur vidé. L'âme vidée, je restais toute la journée dans mon lit recroquevillé comme un enfant apeuré [...]
_ Vous savez, si vous voulez surmonter tout cela, il faudra bien qu'un jour vous en parliez à quelqu'un. Je sais, oui je sais, ce n'est pas facile, ça à l'air d'être récent. Donnez-vous un peu de temps. Car le temps mon cher Monsieur, guérit tous les maux.
Cette dernière phrase me fit réagir au quart de tour :
_Le temps dites-vous ? Mais combien de temps Monsieur ? Et si vous savez répondre à cette question, dites-moi aussi comment calcule-t-on le temps ? Combien de temps réel s'écoule-t-il en une minute, en une heure, un jour, une semaine ? Monsieur le directeur, personne... croyez-moi ! Personne ne sait compter le temps... parfois neuf jours s'écoulent en vingt quatre heures !
[...] Je courais encore et encore, sautant à pieds joints sur le lit pour le traverser, je ne pouvais plus m'arrêter. Il fallait que j'oublie. Il fallait que je m'épuise. Il fallait que ces images quittent mon esprit, alors je courais et je courais encore et encore dessinant un cercle sans jamais ralentir [...] Totalement dévêtu, je me regardais avec attention. Ce que je vis alors, c'était un homme pitoyable, un homme sans âme, détruit, anéanti... perdu. Les cheveux en bataille, une barbe de dix jours qui lui creusait les joues, les yeux cernés, le regard sombre et embué [...]"

Extraits choisis par l'auteur

"[...] Dans cet environnement hibernal où le lourd manteau blanc de l'hiver avait recouvert d'une épaisse couche de neige glacée toute la surface de la terre, je marchais péniblement et comme tous les passants au ralenti, diminué par la température ambiante qui avoisinait les -20°C [...] Kemerovo se trouve au sud ouest de la Sibérie [...] je cherchais désespérément à capter le regard secourable de quelqu'un, mais malheureusement ce fut peine perdu [...] Une fois dans la lourde berline gris métallisé, je n'avais plus d'autres choix que de prier pour qu'aucun mal ne me soit fait [...] Je buvais chacune de ses paroles, en même temps que je me régalais à l'observer comme un sujet d'étude. L'analyse discrète d'une personnalité hors du commun. Car enfin, son verbe, sa posture, ses mimiques jusqu'à sa démarche, rien ne concordait avec l'apparence qu'il avait. J'avais l'impression que celle-ci n'était autre qu'un camouflage voulu, pour dissumuler l'homme de poigne et d'arme qu'il était. A cet instant, je n'aurais su dire si ce colonel était un homme dangereux ou pas [...] Sa beauté n'était pas transcendantale, mais elle dégageait un charme fou. Ses cheveux tirés dans un chignon volumineux, me laissaient deviner leur sensuelle longueur [...] Etait-ce l'endroit, le moment approprié pour draguer ? Non ! Cent fois non ! Mais c'est ce que je fis à la seconde où elle me demanda de la suivre pour m'indiquer ma chambre [...] En effet, tout chez cette femme m'attirait avec une force à laquelle je ne su résister. J'ignore si son uniforme était la réelle cause de mon excitation, ou s'il s'agissait réellement de son charme, de l'aura sensuelle qu'elle dégageait [...] J'avoue que c'était gonflé de ma part, mais j'avais l'attitude d'un condamné à mort qui saisissait au vol toutes les éventuelles possibilités de bonheur, même des plus éphémères. J'étais pressé, impatient, comme s'il s'agissait de mon unique chance de conclure et dans ce qui me semblait être une réalité d'urgence, je n'avais rien à perdre [...] J'avais le coeur apaisé, l'âme sereine. Je marchais d'un pas lent et j'appréciais réellement ce moment de grâce qu'aucune contrariété ne vint altérer. Depuis mes retrouvailles avec Macassambi, tant d'événements des plus étranges aux plus tragiques avaient ponctué mon incroyable périple [...] Même si cela ne m'annonçait rien de bon, continuant ma promenade emmitouflé dans mon épaisse parka, les pieds au chaud et l'esprit clair enclin à l'efficace cogitation, j'étais sûr à cette seconde que j'avais raison. Le mystère des chambres était résolu. Qu'en était-il du reste ? Les salles de bains, la piéce aux tissus où j'avais failli perdre la vie [...] Comment avais-je pu garder tous mes esprits ? Comment étais-je sorti indemne de toutes ces épreuves ? [...]"

Extraits choisis par l'auteur


"[...] J'étais exactement dans le lieu que je redoutais le plus depuis la morbide prédiction de la vieille Turkmène, toute ma vie avait défilée sous mes yeux, durant un temps qui m'a semblé être une éternité, j'avais revécu intensément chaque instant de ma courte existence [...] Je sens que l'on se rapproche, que je vais bientôt découvrir le pourquoi du comment. Je n'en peux plus, mes yeux sont écarquillés à l'extrème, cette fois toute mon attention est sienne. Je suis à la fois inquiet et excité [...] Tout ça ne présage rien de bon pour nous [...] Qu'est-ce que je dois faire ? Tirer là, tout de suite ? Putain ! Qu'est-ce que je dois faire ? [...] Nous venons de parcourir près de quatre cents mètres de souterrain sans s'arrêter une seule seconde. Je ne suis pas épuisé, je suis anéanti [...] Nous entendons des coups de feu et des cris résonner au loin. Mais brusquement ! Je suis dans l'incapacité de bouger [...] "

"A la recherche de l'Ami"

Découvrez en avant-premiére ce véritable ovni littéraire !

Un livre qui ne ressemble à aucun aute ! Un récit, une histoire qui vous captivera ! Un bouquin qui ne vous lâchera plus !

Quelque soit ce que l'on peut s'imaginer en début de lecture sur l'éventuelle nature du récit, sur l'intention de l'auteur F.E.H HOPE, on est vraiment à cent lieux de la vérité et en faite notre esprit est loin d'envisager ce qui nous attends. Et d'un chapitre à l'autre nous voilà galvanisés, charmés, la curiosité exacerbée...

Dès les toutes premières lignes nous sommes littéralement happés par ce récit, nous entraînant dans un futur proche, alliant harmonieusement tous les ingrédients nécessaires à une bonne lecture, tels que : l'action, l'aventure, un suspens haletant à chaque étape, l'intrigue, les drames, de nombreux rebondissements, l'humour, un florilège d'émotions...

Tout cela savamment dosé, de telle sorte que personne ne reste indifférent et que l'attention du lecteur est inévitablement soutenue.

Ainsi chacun peut s'identifier au héros principal, partager son endurance, ses épreuves avec beaucoup d'intérêt et de curiosité.Tous les personnages décrits dans ce livre sont attachants, et au minimum, suscitent de nombreuses interrogations.

Un livre d'action et d'aventures à la fois philosophique, fantastique et spirituel qui saura inévitablement vous séduire.

Il s'agit d'un récit captivant retraçant le périple d'un jeune homme engagé bien malgré lui dans ce qui va devenir la quête de sa vie. Un parcours initiatique qui le mènera à cotoyer des situations et des univers qu'il n'avait jusque-là jamais abordés. Entre voyages l'emmenant jusqu'au fin fond de la campagne Sibérienne en passant par différentes étapes, des rencontres d'exceptions ponctuées d'évènements extraordinaires soulignés par une action omniprésente nous imposant une lecture soutenue ; des épreuves singulières repoussant toutes les limites de ce qu'un homme est à même de comprendre et d'endurer, frôlant parfois la folie ; et sa propre évolution personnelle lui imposant une totale et honnête introspection de sa vie, de lui même. Il prend conscience au fur et à mesure de son avancée que ses propres limites et autres faiblesses déterminent ce qu'il est vraiment.

Voici aujourd'hui une oeuvre originale, instructive, distrayante et captivante, ne soyez pas les derniers à en parler !

I.L